L’avocat Mohamed Ould Moine, ancien ministre d’Aziz, continue sa « guerre » contre le Premier ministre Moctar Ould Diay qu’il accuse de tous les maux. Ainsi, dans l’un de ses nombreux posts, il affirme que l’ancien ministre de l’économie et des finances d’Aziz, revenu dans les bonnes grâces d’Ould Ghazouani, est un irréductible, dans sa propension à jouer de son trafic d’influence, de bétonner son alliance « Moutahidoun » (Unis), comme s’il avait des ambitions présidentielles qu’il cherche à préparer dès à présent.
Ainsi, Ould Moine écrit :
« Parmi les sept chefs d’accusation retenus par l’enquête dite « dossier de la décennie », contre le ministre des accises, Mokhtar Ould Djay, figure le trafic d’influence. Et Il semble qu’Ould Djay, devenu Premier ministre par accident, n’ait pas tiré de leçons de l’enquête précédente ayant réussi à échapper à la justice par miracle.
Fort de son poste de PM, il continue la même méthode et avec la même force, se considérant même, par certaines de ses démarches politiques, au-dessus du Président qui lui a accordé confiance et pouvoirs.
Quelques exemples du trafic d’influence exercé sans vergogne par Ould Djay :
Il a donné carte blanche à l’un de ses fidèles à Makta-Lahjar, le directeur administratif du ministère de la culture, Mohamed Mokhtar Ould Babe, fils du maire de Makta -Lahjar, qui a été précédemment accusé dans l’affaire des trois milliards qu’il a détourné avec l’ancienne secrétaire générale M’Aiza pour aller à la chasse aux postes auprès des ministres de la République.
Après l’échec de Ould Djay dans sa tentative de le nommer secrétaire général après l’éviction de Ould Brahim, ainsi que celui d’évincer Hassan Ould Awan de l’Autorité de Régulation du Transport Routier, et de le remplacer par son homme, il lui a ouvert la porte pour solliciter des ministres et leur soutirer des marchés et des nominations. En peu de temps, le résultat est époustouflant.
Il est parvenu à des nominations dans son cercle étroit qui perpétuent l’exclusion et la marginalisation et provoquent la colère des communautés, comme si l’État avait été créé pour consolider la position de ce jeune homme et faire plier les gens à ses pieds.
Voici quelques-unes des nominations que le fils du maire a obtenues en une période record en exploitant l’influence de son ami Ould Djay :
– Chouaib Ould Kebd (cousin de l’intéressé), directeur adjoint des ressources humaines au ministère de la formation professionnelle (venant de la rue).
– Hassen Ahmedou (beau-frère de l’intéressé) comme directeur adjoint au ministère des mines, venant de l’ATTM.
-Yahya Ould Jedd (un des alliés du fils du maire), un ancien enseignant parachuté directeur régional des affaires islamiques à Nouakchott Ouest.
-Mohamed Ould Mohamed Salem (un fidèle de l’intéressé) promu inspecteur au ministère des domaines, en provenance du ministère de l’habitat.
-Mohamedou Ould Mouvid Ould Sidi (un cousin de l’intéressé) nommé inspecteur au ministère de la fonction publique (venant de la rue).
Ainsi, l’Etat mauritanien, dont les citoyens aspirent à la justice et à l’égalité des chances, est un outil entre les mains de Ould Djay et de ses acolytes pour renforcer leurs alliances politiques, intimider et exclure ceux qui ne sont pas de leur clan politique.
Dans une telle ambiance, il ne sera pas surprenant, demain, de voir l’ancien homme d’Aziz, que les citoyens ont affublé du sobriquet « ministre de la famine », pleurer et nier de plus grandes accusations qui ne manqueront pas d’être portées contre lui à la fin du pouvoir de Ghazouani. La justice est l’essence du pouvoir. L’injustice est fille de Satan.
Source : page de Me Mohamed Ould Moine
Traduction : Maurileaks










